Un pneu Continental au pissenlit

On le sait, les fabricants de pneus déploient efforts et budgets considérables à la recherche et au développement de nouvelles solutions plus respectueuses de l’environnement.
Yokohama nous a déjà surpris avec le lancement de la gamme de pneus BluEarth, dont la gomme se compose d’huile d’orange.

D’autres ont su exploiter les vertus de certaines noix pour conférer à leurs pneus une meilleure adhérence.

Aujourd’hui, on lisait sur le site d’Euronews la nouvelle qui suit : les pissenlits peuvent être utilisés comme matière première pour un caoutchouc plus naturel. Et c’est en effectuant nos propres recherches que nous avons découvert ce fabuleux projet, impliquant CONTINENTAL et l’Institut Fraunhofer de Biologie Moléculaire et d’Écologie Appliquée de Münster, le projet RUBIN.

Des pissenlits dans vos pneus Continental ?

Pas prévu pour le moment, car le projet en est encore au stade expérimental. Toutefois les premiers résultat sont prometteurs.
En arrachant un pissenlit, vous avez certainement remarqué cette « sève » blanche qui s’écoule depuis la tige. C’est précisément ce composé naturel que l’Institut allemand étudie actuellement. L’idée est d’isoler les gènes responsables de la biosynthèse du caoutchouc et de créer de nouvelles espèces florales, sources de ce nouveau composé exploitable dans la composition de la gommes des pneus.

L’avantage recherché est d’abord une meilleure rentabilité, car l’exploitation de l’hévéa coûte cher autant que son transport et la gestion de cette ressource naturelle est souvent source de polémiques.
Même si le projet n’en est qu’à ses prémices, il n’en est pas moins prometteur. D’ailleurs, il faisait partie des 3 projets nominés dans la catégorie « Automobile » du GreenTec Awards 2014.

Nikolai Setzer, directeur de la division pneus et membre du Conseil exécutif AG Continental, explique que l’un des intérêts de ce projet réside dans le fait que « la production de caoutchouc à partir de racines de pissenlit est beaucoup moins tributaire des conditions météorologiques que la production de l’hévéa. En outre, le système d’exploitation est moins exigeant en termes de besoins agricoles, il ouvre un nouveau potentiel. C’est particulièrement intéressant au vue du nombre de zones actuellement en friche en Europe. Par la culture des plantes beaucoup plus proches de nos sites de production, nous pouvons aussi réduire considérablement la charge sur l’environnement et notre dépense pour la logistique « .

Et Continental de souligner ce dernier avantage du pissenlit : alors qu’il faut environ 7 ans à un hévéa pour produire un caoutchouc exploitable, cette fleur jaune maudite des jardiniers, elle, peut être récoltée très tôt et plusieurs fois par année.

Alors, la prochaine fois que vous pesterez après ces petites fleurs qui tentent d’envahir vos espaces verts, rappelez-vous qu’elles pourraient bientôt vous faire économiser gros sur votre prochain achat de pneus Continental (http://www.toopneus.com/achat-pneus/continental/) !

pneu Pissenlit Continental