Ocean Pneus

Récifs de pneus

Antibes, Cannes… la seule mention de ces villes mythiques suffit à embellir une journée, à la remplir de soleil et oublier les quelques mois qui vous séparent encore des grandes vacances.
Et si cette région est aussi prisée, c’est notamment pour son environnement enchanteur.

Environnement que l’on a parfois tenté de préserver en prenant des initiatives pour le moins discutables …

Enfouissement des pneus : état des lieux

Nous voilà de retour dans les années 80, on est déjà submergé par des quantités de pneus à recycler importantes et l’on ne dispose pas des infrastructures actuelles pour les recycler.
Alors on a l’idée (du moins on l’emprunte à nos voisins américains) d’allier enjeux environnementaux et pneus dans un projet fou, celui d’engloutir 25000 pneus dans l’encablure des îles Lérins, afin d’y aménager un récif artificiel. Ce dernier aurait pour vocation d’y appâter poissons et autres créatures marines. On croit que l’on va dès lors favoriser l’activité de pêche locale, tout en permettant aux ressources vivantes aquatiques de proliférer.

Loin d’être un cas unique, citons par exemple le Japon qui procède aussi de la sorte en détenant le record des volumes immergés, soit plus de 20 millions de m3 enfouis à des fins halieutiques.
Les États-Unis ne sont pas de reste non plus, comptant plus de 1000 sites du genre à travers le territoire. C’est d’ailleurs, dans le domaine des pneus, le pays pionnier à avoir enfoui des tonnes de caoutchouc, initiative lancée par Goodyear dans les années 70, pensant alors que ce serait un bon geste pour la flore et la faune marines. Avec pour triste conséquence quelques 5 hectares d’écosystèmes ravagés : les récifs n’ont pas tenu et se sont répandus ici et là, permettant alors à la toxicité de leur matière première de faire des ravages sur une plus grande zone. Désormais interdit, l’enfouissement de pneus aura coûté cher aux fonds marins de la Floride.

La fin des récifs de pneus à Nice

L’actualité niçoise a attiré notre attention cette semaine (merci @Dugomo et @Mar1e) sur ces quelques 3480 m3 de caoutchouc que l’on a finalement décidé de retirer du fond des eaux.
La Belle Bleue va pouvoir reprendre souffle, même si pour l’instant l’on ne procède qu’à un retrait partiel (10%). L’Agence des aires marines protégées a déclaré par voie de communiqué que c’était à ce stade une opération pilote, destinée à «restaurer l’intégrité du milieu marin sur lequel les pneumatiques se sont disséminés depuis quelques décennies et d’éviter toute altération des habitats d’intérêt européen». D’autant que le site où les pneus reposent est classé et protégé Natura 2000 …
« Cette phase test sera évaluée avant que la décision d’enlever tous les pneumatiques ne soit prise », lit-on plus loin. En effet, des équipes vont s’attarder sur l’état des pneus, s’assurant dès lors que leur retrait n’occasionne pas plus de dégât écologique qu’ils n’en auraient déjà causé (NDLD).

Notons tristement que la côte niçoise n’est pas un cas isolé, en France on retrouve des sites d’enfouissements sous-marins aussi en Normandie.
Souhaitons que ce test s’avère concluant et que les écosystèmes récupèrent rapidement de cette initiative malheureuse.

Recyclage et responsabilité

Chez Toopneus.com, nous considérons que le recyclage des pneus est l’affaire de tous :
– du vendeur de pneus qui doit cotiser auprès d’un organisme de recyclage (Aliapur, par exemple)
– du monteur de pneus qui pour sa part, doit s’assurer que les Pirelli (par exemple) qu’il s’apprête à installer ont été achetés auprès d’un site eco-responsable. C’est lui qui va ensuite leur permettre de rejoindre la filière de valorisation des pneus usagés
– de l’automobiliste qui change lui-même ses pneus, qui doit en disposer proprement et dans le respect des réglementations. Trop souvent des décharges sauvages sont découvertes, démontrant une négligence criminelle pour l’environnement.
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